Quatrième vidéo de la série Histoire d’une marque !
Avec Canyon.

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LE SCRIPT :

C'est mon texte brut, vous y trouverez sûrement des fautes ou des abréviations. Il ne correspond pas totalement au texte de la vidéo, car j'improvise ou coupe certaines choses de temps en temps.
Alors voilà :

Salut à tous ! c’est HISTOIRE D’UNE MARQUE,  pour ce 4e épisode on va découvrir le géant allemand CANYON !

Genèse

Enfant, dès 3 ans Roman Arnold apprend à faire du vélo avec son grand frère Lothar. On est à Löf, dans l’ouest de l’Allemagne. Plus tard, du haut de ses 14 ans, Roman Arnold se fait offrir un Peugeot PX10 par son père et commence les courses. Il s’en sort plutôt pas mal et devient l’un des meilleurs jeunes Allemands en course contre la montre.

À cette même époque, son père décide d’acheter des stocks de pièce italienne, de moto puis de vélo, et de revendre en direct pendant les courses de son fils. La petite entreprise, installée dans le garage familial, est prospère, Roman court toujours, mais à ses 18 ans et à la fin de sa scolarité son père meurt.

Cette année, il faut se rendre à l’évidence, il est devenu trop grand et trop lourd pour commencer une carrière pro. Il décide alors de reprendre l’entreprise familiale avec son jeune frère Franc. Il suit une formation de commerce puis de mécanique du cycle.

Nous sommes en 85, et grâce à leur notoriété ils décident de déménager l’entreprise et de fonder Radsport Arnold. Officiellement fournisseurs de pièces de vélo, pendant plus de 10 il distribuent presque uniquement des pièces pour vélo de route. Ils sont concessionnaire Specialized, Cannondale, et plus gros revendeur allemand Trek.

Mais très vite, un de leur employé Michael Staab leur insuffle la fibre du VTT. Il vendent alors des Fat Chance et des Yéti.

Puis à force, grossissant, ils réflechissent et se rendent compte de la possibilité de créer leur propre marque. C’est l’année 1996.

 

Evolution

Dès lors ils décident de créer la marque Radical. Pensant être “radicaux” dans leur cadre et leur vélo, ils se rendent compte que le nom ne va pas et ne représente pas leur façon de penser. Au bout d’une année, le mot Canyon fait son apparition. Pour eux, il représente quelque chose d’unique et de très gros. La marque est née.

Il commence à vendre par correspondance, puis au début d’internet, il anticipe l’importance que prendra le web dans la vente et créer canyon.com en 1998.

 

Philosophie

Chez Canyon, le plus important c’est le design. Un vélo simple, précis et dynamique. Ils sont toujours à rechercher la nouveauté, le renouvellement, et la création de tendances. Avec leur gamme Urban par exemple, qui tente de repenser la mobilité urbaine.

Une deuxième facette de leurs envies, c’est le financement et le soutien de jeunes talents avec le programme Canyon Young Heroes. Étant ancien coureur, Roman connaît les difficultés financières que peuvent rencontrer les familles de jeunes coureurs. Leur fierté, le champion du monde sur piste, Lucas Liss et le champion du monde Junior Jonas Bokeloh.

 

Virage

C’est en 2002 avec le designer reconnu, Lutz Schaeffer, que Canyon rencontre ses premiers succès. Leurs cadres en aluminium se vendent bien, mais le carbone fait son entrée rapidement, et les échecs avec. Beaucoup de vélo reviennent, les cadres cassent, ils doivent rembourser plus de 150 vélos ce qui les précipite vers la banqueroute.

Mais c’est avec les erreurs qu’on apprend, Roman décide de se renseigner directement à la source et contacte les revendeurs de carbone. Il trouve en Allemagne une filiale de Mitshubichi, principal fabricant de fibre de carbone, mais se fait rediriger vers une université. C’est dans celle-ci qu’il rencontre Michael Kaiser, jeune ingénieur fraîchement diplômé, et toujours aujourd’hui leur chef d’équipe de recherche et développement.

Pour l’anecdote, à l’université le tuteur de Michael Kaiser lui déconseille fortement d’aller travailler dans une si petite entreprise et le pousse à partir chez Airbus.

 

Bonus

En termes d’innovation, ils ont toujours réussi à surprendre le public, avec entre autres :

En 2005, la création du vélo le plus léger au monde, le projet 3.7 pour 3.7Kg.

Et en 2006, le projet 6.8, vélo de course à frein à disque à la limite du poids minimum accepté par l’UCI.

 

Sur leur site, vous avez rapidement accès à chaque type de vélo. En premier les MTB, ou VTT en français, avec une partie semi-rigide et une partie tout suspendue. Vous trouverez des VTT de rando, de cross-country, d’enduro, des VTT femmes et enfants et même un fatbike.

Dans la partie road, ou route, vous avez les vélos de course, du plus simple aluminium au plus compétitif carbone, ainsi qu’un cyclocross et un vélo femme. Ensuite vous avez une partie Tralthon avec trois gros vélos pros.

La 4e partie, GRAVITY, rassemble les vélos de descente, d’enduro et de freestyle, des belles montures à gros débattement. Ensuite la partie Urban rassemble les beaux vélotaf pour aller travailler avec style. Et la dernière partie, Fitness, un terme assez récent dans le monde du vélo pour designer des vélos un peu hybrides entre VTC, vélo urbain, vélo de course. Un compromis entre performance et confort.

Dans l’ensemble, le design est globalement toujours hallucinant, des couleurs très justes, sans excès, des vernis sélectifs mats et brillants, pour soutenir les courbes.

Sur le site vous avez une partie appelée Factory que je trouve vraiment bien foutue. Ce sont des vélos revendus entre 100 et 8/900 euros moins chers pour plusieurs raisons. Par exemple des vélos renvoyés après rétractation des clients, des vélos testés par la presse ou encore des vélos de showroom. Même parfois des vélos avec des défauts de peintures, des éraflures, des problèmes uniquement cosmétiques. Et dans tous les cas les vélos sont tous vérifiés et révisés.

 

Conclusion

Voilà pour Canyon, la qualité allemande, la rigueur et la justesse dans le design. Des beaux vélos, des gros VTT, un catalogue juste et une communication parfaite. L’entreprise familiale qui a su faire face à ses erreurs et ses échecs.

Canyon, aujourd’hui, fait parti des ténors du cyclisme.

Et voilà c’est tout pour cette fois !

J’espère que ça vous a plus, moi j’ai presque adoré fouiner sur des sites allemands ! Du coup pour la prochaine vidéo, j’ai trouvé une idée pas mal, je pense que ça vous plaira.

En tout cas je vous remercie de me suivre, vous êtes déjà une bonne poignée d’abonné, continuez à partager autour de vous afin de faire peut-être découvrir de nouvelles marques à vos proches, à vos amis ou au pire leur faire découvrir la création de ses marques. L’histoire du vélo actuel en gros !

 

Merci à tous ! CIAOOOO !

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