Les vélos d’aujourd’hui, et même d’avant ne sont pas uniquement constitués d’acier, d’aluminium ou de titane. Ou trouve d’autres métaux, ferreux ou non, afin de répondre à plusieurs besoins spécifiques. Lesquels ?

 

Le magnésium

C’est le neuvième élément le plus abondant de l’univers, huitième sur Terre et 100% recyclable. C’est un métal « structurel », et même le plus léger de tous, et de plus, ayant le meilleur rapport résistance/poids. Allié à d’autres éléments, il peut s’avérer plus résistant à la corrosion que certains alliages d’aluminium. Aussi, il est facile à travailler et peut-être coulé afin de fabriquer des pièces sans jointure et sans soudure.
Comparé à l’aluminium, il est 33% plus léger, a des propriétés mécaniques supérieures, l’usinage est plus simple et améliore la durée de vie des outils de fabrication.

Dans le vélo, on l’utilise pour fabriquer des composants, et plus souvent des fourreaux de fourche, car sa résistance aux frottements est élevée. On trouve aussi quelques rares cadres.

Il y a 20 ans, on l’annonçait comme le métal du futur pour l’industrie du vélo, pourtant, pas l’ombre d’un cadre n’a pointé le bout de sa douille de direction depuis. Je n’ai pas de réponse, mais une piste. Je pense que l’acier, l’alu, le carbone et le titane représentent quatre grands groupes de matériaux pour la construction d’un cadre de vélo, et ces quatre acteurs représentent quatre profils de cyclistes, de consommateurs, de porte-monnaie.
Ainsi il n’y a pas la place (aujourd’hui) pour un « second » aluminium. D’un point de vue marketing en tout cas.

 

Le scandium

Avec son nom de science-fiction, il reste pourtant un élément des plus rares sur Terre. Pour faire clair et court, il n’existe pas (à ma connaissance) de pièce de vélo quelconque en scandium pur. L’élément était trop rare et cher, on le trouve uniquement dans quelques minéraux de Scandinavie.
Il a des propriétés proches de l’aluminium, c’est pourquoi il lui sert principalement d’allié. On parle donc d’un cadre en Scandium, un cadre en alliage d’aluminium et 2% de scandium. Il augmente sa résistance et durabilité de 50%.

Comme pas mal de métaux, il nous vient tout droit de la guerre froide, des avions russes, et des ailettes de missiles. L’alliage en scandium est deux fois plus résistant qu’un aluminium 6061 ou 7075 et plus léger de 15%. Il est en revanche moins résistant aux chocs et nécessite un traitement thermique coûteux.

 

Le nickel &  le chrome

Dans les vélos vintage, on trouve souvent des pièces en acier ultra brillantes. Généralement celles-ci sont chromées ou nickelées. Presque comme pour l’anodisation de l’aluminium, c’est une opération électrochimique qui vient déposer une fine couche de chrome ou de nickel sur l’acier afin de le protéger de l’oxydation. Il existe de moins en moins de périphériques de vélo de ce style.

 

Le cuivre

Anecdotiquement, on trouve du cuivre sur un vélo ! Oui dans le câblage électrique par exemple. Il existe aussi des périphériques de luxe en cuivre. Des portes-paquet, des phares.
On en trouve aussi dans des graisses au cuivre. Ces graisses qui évitent les soudures froides entre deux pièces métalliques, typiquement un tube de selle en aluminium dans un cadre en acier. Le cuivre étant conducteur, il neutralise l’oxydoréduction.

 

Projets à venir !

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